Les Loups de Wall Street Chassent sur les Terres Américaines

July 11, 2014
Source
Ouest France

C’est la nouvelle tocade des golden boys de la finance américaine. (398 milliards d’euros) d’actifs (TIAA-CREF). Absent du secteur agricole Aucune volonté de se mettre au vert. Mais plutôt l’idée d’engranger de juteux profits. Wall Street trace désormais son sillon dans les riches terres à blé du Middle-West ou sur les coteaux ensoleillés de la Napa Valley en Californie.

C’est le cas du fonds de pension des retraités des collèges américains qui gère 542 milliards de dollars en 2007, il est aujourd’hui à la tête de 500 exploitations réparties au Brésil, en Australie, en Europe de l’Est. Son seul portefeuille de terres aux États-Unis est évalué à 3 milliards de dollars. L’objectif est clair : capitaliser sur la demande croissante de viande dans le monde et le développement d’élevages industriels. Même le Français Vincent Bolloré possède aujourd’hui des terres aux États-Unis. Tous les grands noms de la finance traquent les actifs offrant le plus fort potentiel. « Comme l’or, c’est une valeur refuge, mais avec le rendement en plus », observe un analyste dans Down on the farm. Ce rapport qui vient d’être publié aux États-Unis par le Oakland Institute décrypte ce phénomène. Il passe en revue la stratégie conduite par les principaux acteurs de cette nouvelle ruée vers l’or : HAIG, Agrivest...

Lukas Ross, l’auteur de cette enquête fouillée montre le décalage entre les déclarations de développement durable et les choix agricoles opérés sur le terrain. Il y a quelques mois, le Oakland Institute (1) avait déjà jeté un pavé dans la mare en révélant l’implication de prestigieuses universités américaines (Harvard, Vanderbilt) via leurs fonds d’investissements dans des achats de terres, en Afrique notamment.

 

(1) www.oaklandinstitute.org